Le consul français : un intermédiaire de la modernisation occidentale dans les Balkans au xixe siècle

En tant que représentant de la culture et des valeurs occidentales, le consul français vient dans les Balkans au xixe siècle avec l’objectif ambitieux de se réaliser non seulement comme diplomate, mais aussi comme professionnel dans le domaine où il a œuvré jusqu’alors, celui du commerce, des scien...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Roussev, Ivan
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2018
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Sumari:En tant que représentant de la culture et des valeurs occidentales, le consul français vient dans les Balkans au xixe siècle avec l’objectif ambitieux de se réaliser non seulement comme diplomate, mais aussi comme professionnel dans le domaine où il a œuvré jusqu’alors, celui du commerce, des sciences, des actions sociales, de l’apprentissage de langues étrangères peu connues en Europe occidentale. Il déploie d’énormes efforts, il réunit des documents détaillés sur ses réalisations, il recherche le soutien moral et matériel de ses supérieurs en n’omettant pas de décrire tous les obstacles auxquels il doit faire face lors de ses travaux. Et, au cours de ses activités quotidiennes, il communique régulièrement avec les autochtones, il les y implique en portant ainsi à leur connaissance les intérêts et les acquisitions de la culture occidentale. Peut-être, le consul français aspire-t-il, davantage que ses collègues européens, au confort, à l’intimité et aux commodités de la vie moderne auxquelles il est habitué dans sa France natale. Son domicile est aussi rendu familier aux autochtones pénétrant à l’occasion dans la résidence consulaire. Tout cela transforme le consul français en un réel intermédiaire de la modernité occidentale dans les Balkans.Dans cet article on essaiera de développer certaines de ces réflexions en présentant trois des consuls français ayant résidé à Varna, Plovdiv, Roussé, Edirne, Sofia et Bourgas au cours des années 1840–1880 : François Olive, Charles Champoiseau et Léandre Le Gay. Les histoires personnelles de ces trois diplomates ne sont qu’un épisode d’un thème encore plus grand, celui du rôle du consul français dans le processus des influences culturelles et des échanges entre l’Occident et l’Orient dans les Balkans au xixe siècle, époque où ce processus se manifeste le plus fortement. Vue la présence d’un riche fonds de sources dans les Archives diplomatiques françaises ainsi que dans les dépôts d’archives des pays balkaniques, ce thème qui n’est pas dépourvu de projections contemporaines attend encore ses chercheurs.