Le code ethnique du pouvoir en Bulgarie

Une approche anthropologique de la perception du pouvoir politique en Bulgarie permet de mettre en lumière la pertinence ressentie par la population, à divers sinon tous niveaux sociaux, du critère ethnique pour juger des actions et évaluer les potentiels politiques des hommes de pouvoir. Les catégo...

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Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Anastassova, Ekaterina
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2002
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-BALKA_009_0010BALKAÉtudes Balkaniques https://shs.cairn.info/revue-etudes-balkaniques-cahiers-pierre-belon-2002-1-page-187?lang=fr https://doi.org/10.3917/balka.009.0010 Le code ethnique du pouvoir en Bulgarie Anastassova, Ekaterina2002 fre Études Balkaniques | 9 | 1 | 2002-03-01 | p. 187-206 | 1260-2116 BALKA_00948 Une approche anthropologique de la perception du pouvoir politique en Bulgarie permet de mettre en lumière la pertinence ressentie par la population, à divers sinon tous niveaux sociaux, du critère ethnique pour juger des actions et évaluer les potentiels politiques des hommes de pouvoir. Les catégories d’altérité « Turc » et « Tsigane » occupent une place centrale dans ce réflexe largement partagé. Elles apparaissent comme diagnostic de l’impossibilité essentielle pour le responsable visé de faire quoi que ce soit de bien. Elles s’étaient sur des récits, qu’on désire les plus fidèles, les plus documentés possibles par des anecdotes, des détails plausibles de l’enfance de la personne à diffamer. Le label « Valaque » est aussi opérationnel mais jouit lui d’une connotation plus positive. Une même personne peut changer au cours de sa vie politique de label ethnique. Ainsi l’ancien monarque Siméon Saxe-Koburggotski de roi très bulgare car ayant échappé à la période communiste se voit taxé de « Tsigane de Madrid » après son arrivée au pouvoir. Obsédés par ces réflexions, certains Bulgares ignorent ainsi les problèmes réels dus à l’accession à la pleine indépendance et à l’intégration dans l’Union Européenne.Surveying from an anthropological point of view the wide perception of the political power in Bulgaria sheds some light on the relevance granted by the population at large, at almost all social levels, to the ethnic criterion in order to judge the former actions and evaluate the potential policies of empowered men of State. Categories of Otherness such as “Turk” and “Gipsy” are central in this largely common rhetorical and cognitive reflex. They equal diagnoses of essential incapacity for the targeted person of doing any good to the Bulgarian nation. They are accounted for by narratives, supposedly most authentic and documented by plausible details about the childhood of the person to be vilified. The label “Valachian” is also operative but enjoys a more positive connotation. A very same person can change ethnic label during one political career. Therefore the former King Simeon Saxe-Koburggotski switched from “the most Bulgarian king” who had been preserved from the Communist period to “the Gipsy from Madrid” after some time in power. Obsessed by such automatic logics, some Bulgarians can’t grasp the real nature of problems caused by the full independence of their country and its recent membership in the European Union.Cairn free access
language Français
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