Le code ethnique du pouvoir en Bulgarie

Une approche anthropologique de la perception du pouvoir politique en Bulgarie permet de mettre en lumière la pertinence ressentie par la population, à divers sinon tous niveaux sociaux, du critère ethnique pour juger des actions et évaluer les potentiels politiques des hommes de pouvoir. Les catégo...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Anastassova, Ekaterina
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2002
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Une approche anthropologique de la perception du pouvoir politique en Bulgarie permet de mettre en lumière la pertinence ressentie par la population, à divers sinon tous niveaux sociaux, du critère ethnique pour juger des actions et évaluer les potentiels politiques des hommes de pouvoir. Les catégories d’altérité « Turc » et « Tsigane » occupent une place centrale dans ce réflexe largement partagé. Elles apparaissent comme diagnostic de l’impossibilité essentielle pour le responsable visé de faire quoi que ce soit de bien. Elles s’étaient sur des récits, qu’on désire les plus fidèles, les plus documentés possibles par des anecdotes, des détails plausibles de l’enfance de la personne à diffamer. Le label « Valaque » est aussi opérationnel mais jouit lui d’une connotation plus positive. Une même personne peut changer au cours de sa vie politique de label ethnique. Ainsi l’ancien monarque Siméon Saxe-Koburggotski de roi très bulgare car ayant échappé à la période communiste se voit taxé de « Tsigane de Madrid » après son arrivée au pouvoir. Obsédés par ces réflexions, certains Bulgares ignorent ainsi les problèmes réels dus à l’accession à la pleine indépendance et à l’intégration dans l’Union Européenne.