L’autre et le bon Dalmate : les dangers de la différence

La dislocation de la Yougoslavie permet de conduire certaines études locales autrefois moins aisées. La Dalmatie, quoique province de la Croatie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale cultive ses particularismes les plus locaux. Chaque île, voire même chaque village de chaque île, voire même ch...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Pradem-Sarinic, Marianne
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2002
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:La dislocation de la Yougoslavie permet de conduire certaines études locales autrefois moins aisées. La Dalmatie, quoique province de la Croatie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale cultive ses particularismes les plus locaux. Chaque île, voire même chaque village de chaque île, voire même chaque groupe professionnel dans chaque village se prétend distinct du groupe voisin, distinct et supérieur, cela s’entend. La profusion des dialectes du serbo-croate (tchakavien et štokavien dans les trois variantes ekavienne, ijekavienne et ikavienne cohabitent dans la même région) ne respecte aucune frontière politique et fournit un excellent argument pour hiérarchiser les localités, à qui parlera de façon la plus particulière ou la plus littéraire. L’argumentaire est déployé pour étayer l’hypothèse de la plus grande humanité, authenticité, vérité et grandeur morale. La présence de personnes d’origine serbe ou de gens qui ont fui des zones autrefois conquises par les Turcs, quelle que soit leur religion ou leur attitude envers la religion, complique encore le jeu obsessionnel du particularisme. L’introduction des étrangers dans le cadre local n’est vue que comme source de perturbation inévitable. Cette étude anthropologique explore un moment du jeu identitaire particulièrement exacerbé, alors que la région a connu tant de régimes et de mouvements de populations.