‪Les Pomaques de Thrace grecque et leurs choix langagiers‪

Par une approche anthropologique dynamique, on peut tenter d’approcher la population pomaque de Grèce, quelques 40 000 personnes au plus, de langue maternelle slave et de religion musulmane, et la façon dont se groupe devait et voulait se situer dans son contexte social et culturel et au-delà économ...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Markou, Katerina
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2002
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Par une approche anthropologique dynamique, on peut tenter d’approcher la population pomaque de Grèce, quelques 40 000 personnes au plus, de langue maternelle slave et de religion musulmane, et la façon dont se groupe devait et voulait se situer dans son contexte social et culturel et au-delà économique et politique, dans les années 1990. La présente étude se concentre sur les choix langagiers de ce groupe dans la vie quotidienne alors que les propagandes nationalistes désirent toutes s’approprier le groupe et que son existence institutionnelle est bornée par le traité de Lausanne de 1923 qui de facto tend à le turciser, en la passant simplement sous silence. La ségrégation spatiale subie au moyen d’une ligne de démarcation militaire interne à la Thrace grecque, démantelée dans les années 1990, a eu pour effet la marginalisation de la région pomaque dans une ruralité sans perspective et encourager la migration vers les villes. A Xanthi et Komotini, les nouveaux citadins se sont agrégés à la population turque majoritaire et ont tous choisi de se « dépomaquiser » en particulier au niveau de la langue. Les écoles minoritaires, de facto turques dans leur programme « musulman », accentuent ce mouvement offrant la possibilité d’une éducation plus poussée en cadre non chrétien. Gagnant la ville, les Pomaques ne peuvent créer de groupe pomaque citadin et s’insèrent dans la dichotomie Grecs / Turcs de Thrace grecque en « se faisant Turcs ».