Son jarocho entre Mexique, États-Unis et Europe : patrimonialisation réticulaire d’une pratique culturelle transnationale
Défini comme un genre musical originaire de Veracruz et comme le produit du métissage de différents univers culturels (espagnols, africains, indigènes), le son jarocho a été considéré pendant longtemps comme une des composantes constitutives de l’héritage culturel mexicain. Au début des années 1970,...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2017
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Défini comme un genre musical originaire de Veracruz et comme le produit du métissage de différents univers culturels (espagnols, africains, indigènes), le son jarocho a été considéré pendant longtemps comme une des composantes constitutives de l’héritage culturel mexicain. Au début des années 1970, quelques musiciens et universitaires ont commencé à questionner les dérives commerciales et folklorisantes de cette pratique, donnant ainsi naissance au « mouvement jaranero » (du fait de l’usage central de la jarana, petite guitare d’origine espagnole). Ce dernier va contribuer à l’émergence d’un discours patrimonial renvoyant à un passé mythique : celui des fandangos, fêtes traditionnelles dans et par lesquelles se transmet une mémoire collective commune. À partir des années 1990-2000, la collaboration entre la nouvelle génération de musiciens de Veracruz et le mouvement chicano aux États-Unis va multiplier les propositions de production d’une mémoire commune et développer un activisme social et politique qui, en s’articulant avec le mouvement zapatiste, constitue un des enjeux de la patrimonialisation d’une pratique qui se déploie désormais dans un champ social transnational. |
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