Chants funéraires des Mossi (Burkina Faso) , Alice Degorce, Karthala, Classiques Africains, no 33, 2014, 318 p.
Cet article montre l’homologie entre deux relations hiérarchiques instituées par l’islam : époux-épouse et marabout-disciple. Épouses et disciples proclament ostentatoirement leur soumission à l’autorité de leur mari ou marabout bien que ces discours stéréotypés n’aient pas de lien direct à la réali...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article montre l’homologie entre deux relations hiérarchiques instituées par l’islam : époux-épouse et marabout-disciple. Épouses et disciples proclament ostentatoirement leur soumission à l’autorité de leur mari ou marabout bien que ces discours stéréotypés n’aient pas de lien direct à la réalité. Cette contradiction n’est pas une manifestation de pouvoir, mais la forme de ces relations hiérarchiques. Ce qui importe n’est pas la conformité de l’action, mais du discours aux principes qui régissent ces relations. Dans les interactions quotidiennes aussi bien que dans la relation ethnographique, il s’agit de dire ce qui est le plus « beau » et sauvegarder les apparences dans le cadre d’un système moral valorisant la discrétion et l’harmonie des relations. Ainsi, la préservation des apparences et la reconnaissance ostentatoire de l’autorité ne sont pas le signe d’une relation de pouvoir et permettent à l’inverse aux « dominés » une forme d’autonomie dans le cadre de ces relations hiérarchiques. |
|---|