Jeux de mots, jeux de rôles, tours de paroles : de la promotion d’un nouvel ordre dans le zouglou, poésie urbaine de Côte d’Ivoire
Le zouglou, musique urbaine de Côte d’Ivoire, est né en se dédouanant de tout bornage linguistique de type ethnocentriste, son ambition affichée étant d’unifier et de rassembler autour d’un discours-langage fédérateur, une nation en déficit identitaire. Paradoxalement, les mouvements dont il est une...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2016
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le zouglou, musique urbaine de Côte d’Ivoire, est né en se dédouanant de tout bornage linguistique de type ethnocentriste, son ambition affichée étant d’unifier et de rassembler autour d’un discours-langage fédérateur, une nation en déficit identitaire. Paradoxalement, les mouvements dont il est une excroissance – wôyô et Ambiance facile – se caractérisent, eux, par un marquage territorial qui, d’un quartier à l’autre, fonde des choix musicaux et des créations langagières plus ou moins originales et inédites. De ces revendications antinomiques, une constante ressort : la prise de parole y est fondamentalement prise de pouvoir, par la parole, sur la parole de l’autre et assoit un double pouvoir proférateur. Notre contribution cherche à analyser la façon dont, s’appuyant sur le système cognitif des locuteurs, ces productions, pour reprendre l’expression de Greimas [1972], se posent comme « un tout de signification », c’est-à-dire un discours envisagé et à envisager dans sa dimension interactive d’énonciation, supposant un locuteur et un auditeur, et la volonté du premier, d’influencer le second. Le postulat de départ est que le texte littéraire, matière linguistique, est aussi et peut être surtout, pratique de pensée, objet culturel socialement, culturellement et idéologiquement déterminé. |
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