Note de lecture
Si les implications financières des migrations boliviennes intéressent depuis peu les chercheurs en sciences sociales, leurs travaux n’ont que très rarement porté sur celles que suscitent les réseaux religieux transnationaux. Or, certaines fêtes patronales boliviennes pèsent aujourd’hui de façon ind...
Сохранить в:
| Главный автор: | |
|---|---|
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2014
|
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Si les implications financières des migrations boliviennes intéressent depuis peu les chercheurs en sciences sociales, leurs travaux n’ont que très rarement porté sur celles que suscitent les réseaux religieux transnationaux. Or, certaines fêtes patronales boliviennes pèsent aujourd’hui de façon indéniable dans l’argent des migrations en alimentant une niche commerciale dont tirent profit les artisans et musiciens Boliviens, tout en permettant aux migrants d’étendre leurs pratiques socioculturelles à l’étranger. Loin d’être un investissement isolé de la part d’acteurs individuels, l’argent dépensé dans les pratiques votives est très largement canalisé de façon collective dans des associations appelées fraternidades. En une décennie, leur extension aux pays limitrophes de la Bolivie ainsi qu’aux États-Unis et en Europe a donné lieu à la création par les migrants de filiales. L’article se propose d’évaluer, à partir de données ethnographiques (Argentine, Brésil, Espagne), les revenus qui circulent dans ces réseaux et leur incidence sur le développement économique du pays d’origine ainsi que sur la reconnaissance des migrants par les autorités politiques. |
|---|