Les trajectoires bifurquées de la « Réserve écologique » sud-africaine : d'une logique aménagiste à une logique écologique

Avec sa Réserve écologique, la loi sud-africaine de réforme de l’eau de 1998 est considérée aujourd’hui comme pionnière en matière environnementale. Cet engagement a de quoi surprendre dans un pays semi-aride confronté à un défi social majeur – assurer un accès à l’eau plus équitable que sous l’Apar...

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Auteur principal: Bourblanc, Magalie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Avec sa Réserve écologique, la loi sud-africaine de réforme de l’eau de 1998 est considérée aujourd’hui comme pionnière en matière environnementale. Cet engagement a de quoi surprendre dans un pays semi-aride confronté à un défi social majeur – assurer un accès à l’eau plus équitable que sous l’Apartheid pour l’immense majorité de la population noire. Comment l’expliquer ? En faisant un détour par l’histoire, l’auteure met en avant le rôle des ingénieurs civils du ministère de l’Eau dans la création de la Réserve et le rôle qu’ils ont joué dans la stimulation des recherches des hydro-écologues sur le sujet. En recourant au cadre d’analyse de la Critical political ecology, l’article déconstruit les concepts scientifiques en soulignant le caractère anthropocentrique de la Réserve et sa capacité à se fondre dans l’approche managériale du ministère de l’Eau. Il explore ensuite la manière dont la Réserve a évolué vers une dimension plus écologique et sa « confiscation » par les scientifiques à partir de 1998.