Inégalités scolaires au Sud : transformation et reproduction

Cet article cherche à démêler les sens attribués par les élites politiques et militaires de l’Afrique à l’investissement éducatif international pour leurs enfants. L’analyse ethnographique est basée sur les récits de vie d’un groupe de professionnels de la finance d’origine africaine occupant des po...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Henaff, Nolwen, Lange, Marie-France
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article cherche à démêler les sens attribués par les élites politiques et militaires de l’Afrique à l’investissement éducatif international pour leurs enfants. L’analyse ethnographique est basée sur les récits de vie d’un groupe de professionnels de la finance d’origine africaine occupant des postes de cadres supérieurs au sein de sociétés transnationales à Johannesburg, au moment de la bulle financière de 2004. L’article montre que l’investissement dans une éducation transnationale constitue un mécanisme de reproduction de l’identité d’élite. L’une des conséquences de cette trajectoire identitaire et professionnelle a été un affaiblissement passif des liens familiaux, et une réticence, de la part de ces jeunes professionnels, à fonder une famille dans sa forme classique. L’article conclut en analysant la signification des discontinuités et des dislocations de la vie familiale comme un moyen de réaffirmer une identité, et comme une quête de légitimité parmi l’élite africaine contemporaine.