Des pompes et des hommes
Depuis les années 1990, la commune sahélienne de Hombori s’est vue dotée de pompes à motricité humaine destinées aux usages domestiques. Simples d’usage et peu coûteuses leur gestion semble adaptée à des populations pauvres. Pourtant la nécessité de recourir au marché pour le changement de pièces dé...
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| Auteurs principaux: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2010
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Depuis les années 1990, la commune sahélienne de Hombori s’est vue dotée de pompes à motricité humaine destinées aux usages domestiques. Simples d’usage et peu coûteuses leur gestion semble adaptée à des populations pauvres. Pourtant la nécessité de recourir au marché pour le changement de pièces détachées constitue une situation inédite là où l’eau est d’ordinaire gratuite. En fait, les bailleurs imposent leurs cadres : des « comités de gestion » qui se chargent d’organiser les paiements des usagers ; mais certains comités restent totalement inactifs tandis que d’autres réinventent des formes de gestions originales ou l’accès à l’eau pour tous ne constitue pas l’unique enjeu. Cet article montre ainsi que le dessein qui vise à séparer la gestion des pompes des autres aspects économiques et sociaux n’est pas opérationnel. Enfin, les processus qui conduisent à l’installation des pompes montrent que les engagements politiques qui consistent à susciter la participation des populations ne résistent que rarement à l’épreuve des faits. |
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