Police de proximité et dualité de la sécurité publique dans la ville d'Aracaju (Brésil) : ou comment faire payer les pauvres pour leur sécurité
Les rapports entre police et démocratie sont ambigus, marqués par l’impasse entre la défense de l’ordre et la protection des citoyens. Traditionnellement tournées vers la logique de l’ennemi interne, les polices brésiliennes sont confrontées, depuis les années 1980, à des exigences nouvelles, issues...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2008
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Les rapports entre police et démocratie sont ambigus, marqués par l’impasse entre la défense de l’ordre et la protection des citoyens. Traditionnellement tournées vers la logique de l’ennemi interne, les polices brésiliennes sont confrontées, depuis les années 1980, à des exigences nouvelles, issues du processus de démocratisation. Nous nous proposons ici d’analyser ce processus à partir de la mise en place de la police de proximité à Aracaju, ville de la région Nord-Est. Tout en nous interrogeant sur les changements apportés par ce type de police, nous émettons l’hypothèse selon laquelle la police de proximité participe au processus de segmentation urbaine caractéristique du modèle d’organisation sociale brésilien : dans les quartiers de classe moyenne, la priorité est donnée à la présence policière dans les lieux de visibilité ; à l'opposé, dans les quartiers pauvres, la population locale est incitée à participer au financement de l'activité policière par le biais de la police de proximité. |
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