Clientélisme, courtage et gestion des risques en microfinance.
Alors que la question du risque en microfinance a été analysée principalement dans une perspective économique et technique, nos observations en Inde du Sud montrent que les pratiques quotidiennes sont imbriquées dans des relations locales, de nature à la fois sociale et politique. Loin de se limiter...
Guardat en:
| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Alors que la question du risque en microfinance a été analysée principalement dans une perspective économique et technique, nos observations en Inde du Sud montrent que les pratiques quotidiennes sont imbriquées dans des relations locales, de nature à la fois sociale et politique. Loin de se limiter à des relations marchandes, réduites à des transactions financières isolées de considérations personnelles, les relations entre emprunteurs et ONGs de microfinance sont basées sur des relations de clientélisme et de courtage, construites socialement grâce au rôle actif de courtiers de terrain qui jouent simultanément un rôle d’intermédiaire, de médiateur, d’interface et d’ajustement. Comme dans toute relation de type patron/client, ces relations se caractérisent par la diversité des biens et services échangés, qu’ils soient de nature économique, sociale, morale ou politique : soutien, protection, loyauté sont au cœur de la relation. Elles sont aussi caractérisées par une réciprocité de type hiérarchique, mais cette asymétrie n’empêche pas des formes de résistances et de protestation de la part des clients. |
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