La construction de la légitimité du tourisme solidaire, à la croisée de différents registres mobilisant le lien avec la « population locale »
Cet article analyse le discours collectif forgé par les associations qui se sont regroupées au sein du groupe « tourisme solidaire » de l’Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT) depuis 2001. Il montre comment ce groupe crée les frontières d’un espace professionnel, militant et marchand....
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2006
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article analyse le discours collectif forgé par les associations qui se sont regroupées au sein du groupe « tourisme solidaire » de l’Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT) depuis 2001. Il montre comment ce groupe crée les frontières d’un espace professionnel, militant et marchand. Il s’appuie sur et s’oppose à deux domaines : la solidarité internationale dont les formes caritatives sont dévalorisées ; le tourisme dit classique, qui englobe le tourisme industriel mais aussi le tourisme d’aventure. Il construit ainsi face au client un tourisme utile à la population locale. La qualification du lien avec l’autre y est centrale. La mobilisation de la catégorie de « population locale », présente conjointement dans les domaines du tourisme et du commerce équitable, permet à ce groupe de s’assurer une légitimité qui le différencie d’autres formes de tourisme. Au sein même de ce groupe, nous mettons en avant les différents registres de la relation légitime avec cette population locale mobilisés par les associations, qui peuvent entrer en tension. |
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