La migration des emplois à l'Île Maurice : la filière textile et les «TIC»

RésuméEn 1970, l’île Maurice créa une zone franche industrielle pour affranchir son économie de sa dépendance à l’égard de la monoculture sucrière. Dominée par le textile, elle fut une réussite puisqu’elle devint, en l’espace de dix ans, un des piliers de l’économie, parvenant même à résorber le chô...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Grégoire, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2006
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:RésuméEn 1970, l’île Maurice créa une zone franche industrielle pour affranchir son économie de sa dépendance à l’égard de la monoculture sucrière. Dominée par le textile, elle fut une réussite puisqu’elle devint, en l’espace de dix ans, un des piliers de l’économie, parvenant même à résorber le chômage. Cette situation de plein emploi entraîna une hausse des salaires qui finit par compromettre la compétitivité de la filière. À cela, s’ajoute la libéralisation intégrale du secteur textile dans le cadre de l’OMC qui a démantelé l’accord multifibres (1er janvier 2005). Or, celui-ci préservait, depuis 1974, le textile mauricien de la concurrence asiatique dont les exportations vers l’Europe étaient limitées par des quotas. Auparavant pays d’accueil pour des entreprises étrangères, celles-ci émigrent à présent vers la Chine et l’Inde pour bénéficier d’une main-d’œuvre moins onéreuse qu’à Maurice. Pour pallier les défaillances du textile et du sucre touché par la prochaine abolition du protocole sucre de la convention de Lomé, le gouvernement développe les nouvelles techniques d’information et de communication (TIC). Par là, il espère offrir du travail aux jeunes Mauriciens, sans cesse plus nombreux à sortir de l’enseignement secondaire et de l’université. Le pari est audacieux car le succès n’est pas garanti.