Entre monde et patrie : l'entreprise patrimoniale palestinienne, 1995-2002
RésuméNous parlons ici du fait patrimonial apparu dans la très éphémère période d’autonomie palestinienne (1995-2002). On a vu en effet s’ouvrir un grand nombre de « chantiers » urbains liés à la reconquête du bâti dans les villes palestiniennes de Ramallah, Naplouse, Gaza, Hébron, Bethléem. La mémo...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2005
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | RésuméNous parlons ici du fait patrimonial apparu dans la très éphémère période d’autonomie palestinienne (1995-2002). On a vu en effet s’ouvrir un grand nombre de « chantiers » urbains liés à la reconquête du bâti dans les villes palestiniennes de Ramallah, Naplouse, Gaza, Hébron, Bethléem. La mémoire du patrimoine local et autochtone a été fortement invoquée comme une croyance politique dans la nation palestinienne, capable de « rassembler » la communauté. La menace de la dégradation, de la guerre et surtout le registre symbolique et nationaliste palestinien sont partout invoqués dans la politique de préservation d’un patrimoine, partiellement libéré de la longue présence étrangère, militaire et coloniale. Mais ces identités urbaines ne doivent pas être considérées comme la stricte expression du patriotisme. La politique de mémoire est regardée ici au filtre de la circulation des idées ou du capital, et d’une certaine internationalisation dont dépend fortement le champ urbain palestinien. Tel est le cas de Bethléem 2000, gigantesque machine patrimoniale articulée à la commémoration universelle du millénaire que nous analysons comme l’exemple d’une nouvelle culture publique, à la croisée de la nation, de l’économique et d’une certaine culture publique mondiale. |
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