Michel Cahen, Les Bandits. Un historien au Mozambique, 1994 , Paris, centre culturel Calouste-Goulbekian, 2002, 351 p.
RésuméAujourd’hui, en Colombie, la violence en est arrivée au point de ne plus permettre d’identifier acteurs, raisons, circonstances: un état de guerre générale, de terreur, abolit tout repère éthique, politique, mais aussi territorial et identitaire, et impose à la société l’horizon de la mort vio...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2003
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | RésuméAujourd’hui, en Colombie, la violence en est arrivée au point de ne plus permettre d’identifier acteurs, raisons, circonstances: un état de guerre générale, de terreur, abolit tout repère éthique, politique, mais aussi territorial et identitaire, et impose à la société l’horizon de la mort violente. Tandis que beaucoup de familles ne peuvent faire le deuil de leurs proches, dont les corps ont été mutilés, dispersés, rendus anonymes, les cimetières urbains connaissent un investissement populaire et voient l’émergence de cultes rendus soit à des inconnus, sanctifiés, soit à des personnalités réputées parfois pour leur violence même, figures de recours pour un travail de deuil inaccompli. Les échanges entre morts et vivants sont particulièrement denses à Medellin, où les tombes des sicarios, jeunes tueurs à gages, assassins mais aussi victimes désignées, sont le lieu de rituels populaires de grande ampleur, débauches festives, occasion de narrations qui puisent dans une mémoire collective de la société coloniale créole, et manière pour les proches d’animer le défunt d’une personnalité neuve tandis que celui-ci leur offre le reflet anticipé de leur propre fin. Dans un contexte de violence absolue, socialisation, mémoire collective, deuil d’autrui et de soi s’articulent autour de la mort brutale comme valeur ultime. |
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