Dette de paix, parole de guerre en Mélanésie (Maré, îles Loyauté, Nouvelle-Calédonie)
RésuméL’organisation sociale et territoriale des chefferies de Maré est historiquement établie sur des alliances militaires. L’île fut longtemps secouée par des guerres acharnées qui aboutirent au renversement des anciennes chefferies vers le début du xixe siècle. Elles se poursuivirent dans le con...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’organisation sociale et territoriale des chefferies de Maré est historiquement établie sur des alliances militaires. L’île fut longtemps secouée par des guerres acharnées qui aboutirent au renversement des anciennes chefferies vers le début du xixe siècle. Elles se poursuivirent dans le contexte colonial d’évangélisation jusqu’au tout début du xxe siècle. Les conditions sociales d’une telle inclination guerrière sont créées par la muette reconnaissance d’une dette qui unit, au cœur de la parenté, un cadet obligé à son aîné. La paix dure tant que la dette n’est pas contestée. « La tenue en respect » des cadets relève alors de magies meurtrières que des dignitaires, seuls qualifiés ce faisant pour prendre la parole, maîtrisent. La guerre donne alors l’occasion aux cadets valeureux et méprisant la mort d’accéder au statut de « grand guerrier ». Libérés de la foi inquiète qui réduit un cadet au silence, ils récusent la dette qui pèse sur eux, pour jouir à leur tour d’une parole souveraine. |
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