La martialité comme véhicule du religieux en Chine
Au tournant du xxe siècle, en Chine du Nord, des pratiques martiales s’élaborent en styles structurés suivant des concepts cosmologiques et puisent dans un registre propre à l’alchimie taoïque. Le passage d’un régime impérial à une République pose le cadre diachronique pour étudier l’une de ces pra...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2023
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Au tournant du xxe siècle, en Chine du Nord, des pratiques martiales s’élaborent en styles structurés suivant des concepts cosmologiques et puisent dans un registre propre à l’alchimie taoïque. Le passage d’un régime impérial à une République pose le cadre diachronique pour étudier l’une de ces pratiques en particulier : la « boxe de la forme et de l’intention » ( xingyiquan 形意拳). Avec, d’une part, la fin des logiques sociales organisant la transmission orale de savoirs confidentiels et, d’autre part, la montée du nationalisme, on observe une valorisation de cette boxe comme support d’une religiosité spécifiquement chinoise face aux influences exogènes. À partir d’une réflexion sur l’articulation entre le langage et la technique, cet article tente ainsi de comprendre des processus de transmission induisant une densification religieuse, entre une boxe aux origines bouddhiques et islamiques transmise par les « gardiens-domestiques » ( zuobiao 坐鏢) de marchands, et une boxe taoïque, en devenir, élaborée par leurs descendants. |
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