Doralice Fabiano, Senza Paradiso. Miti e credenze sull’aldilà greco
Le Service Employees International Union (SEIU) est devenu à la fin du xxe siècle l’un des principaux syndicats étatsuniens, célèbre pour ses campagnes de syndicalisation ciblant des travailleur·euses minorisé·es et déqualifié·es. Des agent·es, souvent extérieur·es au champ syndical et à ce syndicat...
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| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2020
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le Service Employees International
Union (SEIU) est devenu à la fin du xxe siècle
l’un des principaux syndicats étatsuniens,
célèbre pour ses campagnes de syndicalisation ciblant des travailleur·euses
minorisé·es et déqualifié·es. Des agent·es,
souvent extérieur·es au champ syndical
et à ce syndicat, proches des luttes des
sixties, en ont en effet pris le contrôle de
l’organisation, remettant en cause son
répertoire d’action, son fonctionnement
et ses périmètres de représentation. Iels
incarnent un rapprochement de ce syndicat
avec l’espace des mouvements sociaux
alors que le champ syndical en est dans
l’ensemble distinct aux États-Unis. C’est
un contexte de désyndicalisation, de
concurrences accrues pour les adhésions
– enjeu central de ce champ syndical – et
d’organisation des salarié·es du public qui
rend ce processus possible. Mais plus que
par un rapprochement des mouvements
sociaux, l’article montre que la position
dominante acquise par le SEIU réside
dans les manières dont ses dirigeant·es
ont tenu compte des contraintes que le
champ économique fait peser sur le syndicalisme étatsunien. En syndiquant massivement des employé·es du public, le SEIU a
participé à autonomiser partiellement le
champ syndical du champ économique.
Les ressources acquises, monétaires et
liées aux capitaux culturels et militants
des syndicalistes arrivé·es dans l’appareil
à cette occasion, ont ensuite été mobilisées pour consolider l’ancrage du syndicat
dans son périmètre originel – l’entretien de
bâtiments. Les nouveaux·elles syndicalistes
adaptent le SEIU aux transformations de
ce secteur, luttant contre des pratiques
instituées dans le syndicat (et les agent·es
qui les portent) ayant rendu l’organisation
trop autonome vis-à-vis du champ économique, ce qui nuit à son implantation. Iels
font changer d’échelle les structures et
modes d’action pour faire face à la nationalisation, voire à l’internationalisation du
marché. Iels mobilisent aussi des dispositifs
managériaux pour mettre en ordre le syndicat autour de ces réorganisations et des
campagnes de syndicalisation massive. |
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