La couleur du capital
Fondé sur deux monographies de familles d’immigré·es malien·nes de classes populaires, l’article compare les parcours de mobilité sociale ascendante de deux binômes de frères ayant atteint des pôles différents des classes moyennes et supérieures (le pôle culturel pour les uns et le pôle économique p...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Fondé sur deux monographies de familles
d’immigré·es malien·nes de classes populaires, l’article compare les parcours
de mobilité sociale ascendante de deux
binômes de frères ayant atteint des pôles
différents des classes moyennes et supérieures (le pôle culturel pour les uns et le
pôle économique pour les autres). Partant
des catégories racialisées par lesquelles
ils se perçoivent et sont perçus familialement (« blanc », « bounty », « renoi »,
« vrai négro », etc.), l’article met au travail la théorie de la consubstantialité des
rapports sociaux en montrant comment
les migrations de classe s’articulent à des
déplacements dans l’espace social de la
race. La mise en regard de deux voies
d’ascension sociale révèle que la distance
raciale associée aux mobiles non blancs
est moins importante lorsque ces derniers
atteignent le pôle économique des classes
moyennes et supérieures plutôt que leur
pôle culturel. Cela laisse transparaître une
racialisation différenciée des capitaux et
contribue à la formation d’habitus noirs de
classes supérieures contrastés. |
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