Faire de la médecine et de la santé un objet de sociologie générale

Tout en maniant des paradigmes différents d’analyse, les trois sociologues que nous avons interviewé·e·s dans le cadre de ce dossier témoignent des enjeux de l’autonomie d’une recherche sociologique qui se donne la santé – et notamment la santé publique – pour objet. Le premier entretien permet de r...

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Auteur principal: Pinell, Patrice
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Tout en maniant des paradigmes différents d’analyse, les trois sociologues que nous avons interviewé·e·s dans le cadre de ce dossier témoignent des enjeux de l’autonomie d’une recherche sociologique qui se donne la santé – et notamment la santé publique – pour objet. Le premier entretien permet de revenir sur l’histoire d’un courant de sociologie critique à travers la trajectoire de Patrice Pinell. Formé à la médecine puis à la biochimie dans les années 1960 avant de se convertir à la sociologie et de diriger, pendant plus de dix ans, une unité de recherches psychanalytiques et sociologiques en santé publique au sein de l’Inserm, ce dernier fait de la santé et de la médecine des objets de sociologie générale et critique, en développant une analyse socio-historique du champ médical. Le second entretien interroge les enjeux des recherches sociologiques sur la santé dans des mondes professionnels et des institutions de santé publique, à partir de deux trajectoires professionnelles et scientifiques : celle de Cécile Fournier, chercheuse à l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), et celle de Gabriel Girard, chargé de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) après un parcours dans le domaine de la santé publique au Québec.