Internationalisation et spécificités nationales des élites économiques

Résumé Cet article s’appuie sur une enquête empirique auprès des dirigeants des 100 plus grosses entreprises dans huit pays (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Japon, Chine, États-Unis). Il montre d’abord comment l’internationalisation de ces élites reste globalement extrêmement li...

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Κύριος συγγραφέας: Hartmann, Michael
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2011
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περίληψη:Résumé Cet article s’appuie sur une enquête empirique auprès des dirigeants des 100 plus grosses entreprises dans huit pays (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Japon, Chine, États-Unis). Il montre d’abord comment l’internationalisation de ces élites reste globalement extrêmement limitée (part d’étrangers en leur sein et séjours à l’étranger), malgré quelques différences d’un pays à l’autre. Il examine ensuite les modèles de carrière qui dominent nationalement et qui permettent de comprendre la résistance à l’internationalisation. Une attention particulière est accordée au cas de la France, qui se caractérise par l’importance du rôle joué par l’État dans le maintien d’une élite nationale traditionnelle, et dans la baisse de l’internationalisation qu’il constate d’une cohorte à l’autre. L’article montre donc que même dans un contexte de mondialisation de l’économie, le cadre national et étatique reste prédominant – en France tout particulièrement –, pour comprendre la formation des classes dominantes dans le champ économique.