Lumière d'ambiance sur les années 1930
Résumé Une rétrospective de films documentaires autour de l’œuvre du cinéaste Henri Storck, dans ses aspects militants, a donné l’occasion d’analyser celle-ci dans son contexte des années 1930. Le plus connu d’entre ces courts métrages, Misère au Borinage, est resté une référence dans le domaine du...
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| मुख्य लेखक: | |
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| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
2006
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| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Résumé
Une rétrospective de films documentaires autour de l’œuvre du cinéaste Henri Storck, dans ses aspects militants, a donné l’occasion d’analyser celle-ci dans son contexte des années 1930. Le plus connu d’entre ces courts métrages, Misère au Borinage, est resté une référence dans le domaine du film documentaire engagé. Tourné en 1933 en collaboration avec Joris Ivens, ce film (muet, sonorisé plus tard) dévoile la misère dans laquelle vivaient les mineurs de la région wallonne, du fait d’une dégradation économique tragique et de l’oppression sauvage exercée par un patronat impitoyable, en réponse aux mouvements de protestation ouvriers. Outre son intérêt historique, sa puissance émotionnelle ou ses qualités esthétiques, ce film pose la question des rapports entre réalité et fiction dans le cinéma documentaire: si le décor est réel, si les personnages sont vrais, si les miséreux qui paraissent à l’écran sont bien ceux qui vivaient dans les conditions inhumaines qui nous sont montrées, c’est en fait un documentaire « organisé » que nous proposent les cinéastes. Sans doute imposé à l’époque par la lourdeur du matériel cinématographique, le procédé qui consiste à organiser les scènes filmées est resté l’une des bases de la rhétorique documentaire, qui s’est affinée non pas en se débarrassant de ces artifices mais en les assumant. L’analyse de l’ensemble des films militants de Henri Storck a donné aussi l’occasion d’aborder, d’une part, la question de l’efficacité politique des films engagés et, d’autre part, celle des risques d’une lecture anachronique d’images datées et qu’il faut replacer dans leur signification propre. |
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