Quand les catholiques vont au parti

RésuméLe militantisme de droite a été très peu étudié par comparaison aux nombreux travaux portant sur le Parti communiste et, dans une moindre mesure, sur le Parti socialiste. Pourtant, celui qui concerne les adhérents de l’Union pour la démocratie française (UDF) présente des caractéristiques pert...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Fretel, Julien
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2004
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméLe militantisme de droite a été très peu étudié par comparaison aux nombreux travaux portant sur le Parti communiste et, dans une moindre mesure, sur le Parti socialiste. Pourtant, celui qui concerne les adhérents de l’Union pour la démocratie française (UDF) présente des caractéristiques pertinentes pour qui veut se pencher sur les conditions de l’engagement en général et sur celles du passage à l’acte qui rend possible l’adhésion à une organisation politique en particulier. Une des spécificités de l’engagement au « centre » réside ainsi dans le fait que la forte socialisation religieuse (catholique) de ses partisans les incline à s’engager dans un parti politique tout en les conduisant à exprimer de nombreux doutes quant au risque d’embrigadement qu’un tel enrôlement représente. Cette ambivalence vient d’une part de leur socialisation familiale où parler de politique était souvent défendu, mais il faut également la rattacher aux discours plurivoques de l’Église catholique invitant ses fidèles tantôt à se dégager des luttes « politiciennes » tantôt à s’investir pleinement dans le champ de la solidarité et de l’action bénévole. Dans le cas des militants centristes, ce sont souvent les hommes d’église qui doivent alors intervenir pour lever les inhibitions produites par cette socialisation politique paradoxale. De plus, marquée par un laisser-faire bureaucratique et une relative pénurie de moyens, la forme institutionnelle de l’UDF apparaît particulièrement ajustée à cet habitus catholique caractérisé entre autres par un intérêt social au désintéressement.