« Make law, not war »

RésuméMalgré leur appartenance au club très fermé des pionniers et des exportateurs des droits de l’homme, le Royaume-Uni et la France ont été surpris par l’internationalisation des droits de l’homme. Fortes de leurs grandes traditions dans ce domaine, ces sociétés impériales ont confortablement pré...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Rask Madsen, Mikael
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2004
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:RésuméMalgré leur appartenance au club très fermé des pionniers et des exportateurs des droits de l’homme, le Royaume-Uni et la France ont été surpris par l’internationalisation des droits de l’homme. Fortes de leurs grandes traditions dans ce domaine, ces sociétés impériales ont confortablement présupposé que la légalisation et l’institutionnalisation des droits de l’homme au niveau international constituaient une simple européanisation de leurs propres pratiques nationales des « civil rights » et libertés publiques. Mais, à la suite de l’évolution rapide du contexte politique international d’après-guerre dominé par les orthodoxies de la Guerre froide et de la décolonisation, ce sujet a échappé au contrôle du Quai d’Orsay et du British Foreign Office. Qui plus est, le développement d’un régime européen des droits de l’homme de plus en plus autonome a vu le Royaume-Uni et la France devenir les clients les plus réguliers de la Cour et de la Commission de Strasbourg. Ceci a conduit au rapatriement d’une doctrine européenne évolutive des droits de l’homme qui – après une série de controverses juridiques et politiques de haut niveau – a transcendé les institutions nationales et la raison d’État. C’est ce processus – le « boomerang » de l’internationalisation des droits de l’homme – qui est le sujet de cet article. Centré sur les acteurs et institutions les plus emblématiques, il analyse brièvement les transformations de l’État, du droit et de l’idée des droits de l’homme durant les 50 dernières années en France et au Royaume-Uni en liaison avec l’internationalisation des droits de l’homme.