Bulletin de la société française d’archéologie classique (2020-2021)

L’objet de cet article est, d’une part, d’examiner l’état de la recherche portant sur les traces archéologiques du costume « princier » féminin de tradition « ponto-danubienne » à deux fibules en tôle métallique du ve siècle sur le territoire du royaume wisigothique et, d’autre part, d’identifier s...

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Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Kazanski, Michel, López Quiroga, Jorge, Périn, Patrick
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’objet de cet article est, d’une part, d’examiner l’état de la recherche portant sur les traces archéologiques du costume « princier » féminin de tradition « ponto-danubienne » à deux fibules en tôle métallique du ve siècle sur le territoire du royaume wisigothique et, d’autre part, d’identifier ses répercussions dans le costume « hispano-wisigothique » de la « classe moyenne » de la deuxième moitié du ve siècle et de la première moitié du vie siècle. Le costume féminin est un indice ethnographique des sociétés traditionnelles parmi les plus stables. Cependant, à un niveau social élevé, ce costume peut devenir aussi un indice d’appartenance à la « classe dirigeante ». Dans ce cas, le costume de prestige, quelles que soient ses origines, commence tôt ou tard par être imité par la population « ordinaire ». Les communautés villageoises de l’Espagne wisigothique étant très majoritairement romaines, on peut donc conclure que la diffusion dans ce milieu de la mode ponto-danubienne « barbare » montre le début de la fusion de la culture matérielle des Wisigoths et des Hispano-Romains.