Le franchissement du Rhône par Hannibal : le chenal et la navigation fluviale à la fin de l'Âge du Fer
Les études environnementales sur l’évolution du cours du Rhône sont cohérentes avec les données des sources antiques, en particulier Tite-Live et Polybe. Sans pouvoir précisément le localiser, elles permettent d’évaluer les critères qui présidèrent au choix du site de traversée, en 218 av. J.-C., de...
Bewaard in:
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2003
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Les études environnementales sur l’évolution du cours du Rhône sont cohérentes avec les données des sources antiques, en particulier Tite-Live et Polybe. Sans pouvoir précisément le localiser, elles permettent d’évaluer les critères qui présidèrent au choix du site de traversée, en 218 av. J.-C., des armées du chef punique dont les éléphants n’ont pu traverser que sur des radeaux. Il faut compter 60 ha de forêt pour construire bateaux et radeaux et la ripisylve voisine a pu fournir la matière première. C’est en remontant le Rhône et en s’arrêtant sur son cours moyen, en un lieu de chenal unique – et non pas semé d’îles – qu’Hannibal fait passer ses troupes et les éléphants, après avoir construit, dans un méandre, un ponton. L’orientation des radeaux – 5 éléphants par radeau – était maintenue par des câbles qui les transformaient en bacs. Les rives d’un méandre fournissaient une grève favorable à l’em¬barquement et au débarquement sur le Rhône moyen qui, à l’époque, devait être caractérisé par un “ style fluvial ” d’incision et de “ méandrage ” qui durera jusque vers 400 apr. J.-C |
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