L'Un, modèle de la pensée religieuse de Bergson ?

RésuméBergson a critiqué l’ensemble de la métaphysique occidentale, héritée du modèle platonico-aristotélicien, pour son incapacité à penser une véritable maturation possible des choses, un temps-invention, dans lequel la réalité se renouvèlerait au fur et à mesure qu’elle se créerait – ce qu’il app...

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Библиографические подробности
Главный автор: Narbonne, Jean-Marc
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2012
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:RésuméBergson a critiqué l’ensemble de la métaphysique occidentale, héritée du modèle platonico-aristotélicien, pour son incapacité à penser une véritable maturation possible des choses, un temps-invention, dans lequel la réalité se renouvèlerait au fur et à mesure qu’elle se créerait – ce qu’il appelle la durée –, en opposition à un devenir dont le résultat est toujours donnée d’avance, fixée dans l’Idée ou l’Intellect divin, tel un plan que l’on se contenterait de déplier. Mais Bergson a sans doute trouvé également, tout particulièrement chez Plotin, les prémisses d’un dépassement de ce cadre grec classique, par exemple dans la notion plotinienne de la préséance possible de l’agir sur l’être, renversant l’adage selon lequel l’agir s’ensuit de l’être ( operari sequitur esse), en celui de l’être qui s’ensuit de l’agir ( esse sequitur operari), l’idée également d’un dépassement de la choséité par le Principe premier, l’Un plotinien, qui est un pur jaillissement antérieur au quelque chose, préfigurant la continuité de jaillissement qui, selon Bergson, serait de Dieu, si ce n’est pas Dieu lui-même.