Laurent GALLOIS. — Le souverain bien chez Kant, Histoire de la philosophie, Vrin, Paris, 2008,272 pages.
L’ontologie heideggérienne de l’être-pour-la-mort a souvent servi de référence négative à Paul Ricœur. Il lui a très tôt opposé trois thèses qu’il n’aurait peut-être pas formulées s’il n’avait pas croisé la philosophie de Jaspers: a) « La naissance signifie plus que la mort »; b) « la rencontre déci...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2009
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| 總結: | L’ontologie heideggérienne de l’être-pour-la-mort a souvent servi de référence négative à Paul Ricœur. Il lui a très tôt opposé trois thèses qu’il n’aurait peut-être pas formulées s’il n’avait pas croisé la philosophie de Jaspers: a) « La naissance signifie plus que la mort »; b) « la rencontre décisive avec la mort est la mort de l’être aimé »; c) « la mortalité elle-même doit être pensée sub specie vitae et non sub specie mortis ». La première thèse conditionne les deux suivantes. Elle introduit une phénoménologie de l’« être-en-vie » qui en appelle de la vie reçue à la vie transmise. On objectera peut-être que la phénoménologie de l’être-en-vie suppose l’ontologie de l’être-pour-la-mort. Mais, même si c’était le cas, elle n’en transformerait pas moins profondément la signification. La compréhension de l’existence est affectée elle-même par les phénomènes de la vie reçue et transmise. C’est ce que veut dire cette expression: « exister vivant ». L’angoisse de la fin n’annule pas la joie des commencements. Peut-être même reçoit-elle de celle-ci son sens. |
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