Jean-Louis CHRÉTIEN. — Répondre. Figures de la réponse et de la responsabilité, Paris, PUF, Chaire Etienne Gilson, 239 pages.

Il est habituel de reprocher à la pensée heideggérienne de ne pas penser le corps et de n’établir de lien conceptuel qu’avec ce qu’elle a voulu dénommer comme Dasein. L’auteur de Sein und Zeit ne fait en effet qu’effleurer le problème du corps mais donne pourtant, déjà, à qui sait voir, de précieu...

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Κύριος συγγραφέας: Laurent, Jérôme
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2008
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Il est habituel de reprocher à la pensée heideggérienne de ne pas penser le corps et de n’établir de lien conceptuel qu’avec ce qu’elle a voulu dénommer comme Dasein. L’auteur de Sein und Zeit ne fait en effet qu’effleurer le problème du corps mais donne pourtant, déjà, à qui sait voir, de précieuses indications pour la reprise de la dimension corporelle de l’homme au sein d’un déploiement plus originaire n’ayant pour Heidegger jamais encore été pensé. Le texte décisif de Heidegger sur la question est un ouvrage mal connu (non traduit en français), les Séminaires de Zollikon, qui clôt le débat de manière décisive en livrant la profondeur de la pensée heideggérienne grâce à la notion de chair ( Leib) et en élevant cette dernière à un niveau de réalité que la phénoménologie n’atteint pas. Avec la théorie de la chair ek-statique, Heidegger plonge la dimension corporelle de l’homme dans l’ouverture à l’être et rejoint aussi bien l’expérience quotidienne de l’advenue de l’objet au simple regard que celle du jaillissement de la réalité aux yeux du poète.