Le problème de la constitution dans le contexte de la globalisation
C’est par le Droit que l’être humain a acquis en Occident une unité (I). Ce que la Religion avait pu faire, le Droit l’a également fait en posant sur chaque être humain la notion indétachable de lui de « personne » (I.A). Mais c’est cela qui est remis en cause aujourd’hui, non pas la personnalité e...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2018
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | C’est par le Droit que l’être humain a acquis en Occident une unité (I). Ce que la Religion
avait pu faire, le Droit l’a également fait en posant sur chaque être humain la notion indétachable de lui
de « personne » (I.A). Mais c’est cela qui est remis en cause aujourd’hui, non pas la personnalité et le
pouvoir que l’être humain a d’exprimer sa liberté mais l’unité que cela implique dans la disposition que
l’on a de soi en repoussant le désir qu’autrui a toujours eu de disposer de nous. Le Droit actuel tend en
effet à « pulvériser » les êtres humains en données et à transformer en prestations juridiques neutres ce
qui était considéré comme de la dévoration d’autrui. La notion juridique de « consentement », cessant
d’être une preuve d’une volonté libre mais devenue une notion autonome, y suffirait (I.B.).
Pour empêcher que ne règne plus que la « loi des désirs », laquelle ne fait que traduire l’ajustement des
forces, il faut requérir ici et maintenant la souveraineté éthique du Droit, parce que le Droit ne peut pas
être qu’une technique d’ajustement des intérêts (II). L’on peut former cette requête si l’on ne veut pas
vivre dans un univers a-moral (II. A), si l’on constate que l’unité de la personne est l’invention juridique
qui protège l’être humain faible (II.B.). Si on en admet l’impératif, il faut alors se demander enfin qui en
Droit va l’exprimer et l’imposer, notamment de la Loi, ou du Juge, car nous semblons avoir perdu la
capacité de rappeler ce principe de la Personne sur laquelle l’Occident fut si centré. Or, les principes qui
ne sont plus dits disparaissent. Il ne resterait plus alors que l’ajustement au cas par cas des intérêts entre
êtres humains dans le champ mondial des forces particulières. À cette aune, le Droit ne serait plus qu’une
technique de sécurisation des ajustements particuliers. (II. C). Réduit à cela, le Droit aurait perdu son lien
avec l’Éthique. |
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