Robots : vers la fin du travail ?
L’histoire économique nous enseigne que si le progrès technique ne profite pas à tous les travailleurs lorsqu’il apparaît, à long terme il est le facteur principal de la hausse extraordinaire des salaires et du niveau de vie que l’économie mondiale a connue depuis la révolution industrielle. Pourtan...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2017
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | L’histoire économique nous enseigne que si le progrès technique ne profite pas à tous les
travailleurs lorsqu’il apparaît, à long terme il est le facteur principal de la hausse extraordinaire des
salaires et du niveau de vie que l’économie mondiale a connue depuis la révolution industrielle. Pourtant,
les progrès de la robotique pourraient bien remettre en question cet optimisme et donner raison aux
Cassandre qui prophétisaient la fin du travail. En effet, le champ de ces technologies ne cesse de progresser, au point où la totalité des tâches effectuées par les humains serait robotisable. Si c’est le cas,
l’économie et la société en seraient profondément transformées. On considère six scénarios. Dans trois
d’entre eux, une classe humaine quasi-oisive se maintient grâce à des transferts prélevés sur la production
effectuée par les robots. Ces transferts peuvent s’effectuer à travers l’État-Providence, le clientélisme
d’une oligarchie possédant les robots, ou le maintien néo-fordiste d’emplois tertiaires dont la fonction
essentielle serait le versement d’un salaire qui permettrait le maintien du pouvoir d’achat. En l’absence de
mécanismes redistributifs, on envisage trois autres scénarios. Selon le scénario des rentiers, une classe de
propriétaires de robots émerge, suffisamment nombreuse pour s'opposer politiquement à des transferts
redistributifs. Selon le scénario malthusien, le salaire tombe au niveau du salaire de subsistance et la
population humaine diminue, ne laissant subsister qu’une classe de rentiers vivant de la possession de
robots. Selon le scénario virtuel, le salaire de subsistance lui-même baisse considérablement sous l’effet
des nouvelles technologies : la population se maintient en dépit des baisses de salaire. |
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