Dominique Raynaud. – Sociologie fondamentale. Étude d’épistémologie, Paris, Éditions Matériologiques, 2021, 492 pages.

Il a été montré que les individus qui disent croire à des théories du complot peuvent adhérer à des versions contradictoires de ces théories et/ou fonder leur croyance sur des arguments mutuellement incompatibles. Le présent article développe l’idée que cet aspect des croyances complotistes découl...

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Auteur principal: Attard, Jérémy
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Il a été montré que les individus qui disent croire à des théories du complot peuvent adhérer à des versions contradictoires de ces théories et/ou fonder leur croyance sur des arguments mutuellement incompatibles. Le présent article développe l’idée que cet aspect des croyances complotistes découle du fait que l’activité conspirationniste est davantage orientée vers la contradiction de la « version officielle » des faits, plutôt que vers la constitution d’un récit alternatif clair et cohérent. Les croyances complotistes consistent dès lors souvent en ce que l’on pourrait appeler des proto-croyances, c’est-à-dire des dispositions à croire selon un cadre général, du type « On nous ment ! », qui n’est pas (encore) figé en une narration précise offrant des inférences spécifiques. L’article montre que cela aboutit à l’émergence de mille-feuilles argumentatifs qui rendent la pensée complotiste particulièrement résistante à la contradiction.