Heurs et malheurs de l’histoire universelle
De l’effervescence intellectuelle qu’a connue le xix e, les philosophies sociales de Comte, Spencer et Cournot avaient toutes en commun de proposer une classification sur le modèle des sciences de la nature. Ces trois œuvres ont marqué, de leur esprit encyclopédique, l’acte fondateur des science...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2017
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | De l’effervescence intellectuelle qu’a connue le xix
e, les philosophies sociales de Comte, Spencer et Cournot avaient toutes en commun de proposer une classification sur le modèle des sciences de la nature. Ces trois œuvres ont marqué, de leur esprit encyclopédique, l’acte fondateur des sciences sociales en même temps qu’ils ont fourni un cadre général permettant à la fois de dépasser les limites de la sociologie actuelle et de penser de manière globale le devenir des sociétés. Le rejet des philosophies de l’histoire au xx
esiècle a fait perdre de vue ce que ces synthèses – ainsi que les classifications à travers elles –, permettaient lorsqu’elles coordonnaient plusieurs processus afin de rendre l’histoire intelligible. L’émergence de cette « philosophie de l’histoire universelle » ne correspondait certes pas à une histoire universelle à la manière des anciennes chroniques, ni à l’image de l’« histoire mondiale » actuelle mais dans la mesure où elle fournissait des schèmes de pensée, nous tenterons de montrer qu’elle permettait d’ordonnancer le fait social au sein de sa matrice historique.
|
|---|