La variation des identités élitaires des Hauts fonctionnaires. Étude du rôle de l’enseignement supérieur en France, en Grande-Bretagne et en Norvège
Le degré d’identification des membres d’une profession à la notion d’élite est, selon John Scott (2008), lié à leur degré d’intégration et de cohésion et à leur capacité d’action collective. Si l’on définit l’élite comme l’ensemble de ceux qui occupent des positions au sommet d’institutions de pou...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2016
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Le degré d’identification des membres d’une profession à la notion d’élite est, selon John Scott (2008), lié à leur degré d’intégration et de cohésion et à leur capacité d’action collective. Si l’on définit l’élite comme l’ensemble de ceux qui occupent des positions au sommet d’institutions de pouvoir, les hauts responsables des ministères des Finances et de la Culture font clairement partie de l’élite. Se perçoivent-ils, pour autant, comme tels ? Une analyse inductive de 81 entretiens avec des hauts fonctionnaires britanniques, français et norvégiens montre que les Britanniques et les Français se définissent comme une élite tout court, une « élite sociétale », alors que les Norvégiens se perçoivent comme une élite plus restreinte, une « élite sectorielle ». Comment comprendre cette variation entre identités élitaires au sein d’une même profession dans des contextes sociaux différents ? L’examen de deux dimensions clés dans la théorie des élites suggère qu’il importe de prendre en compte les caractéristiques des systèmes d’enseignement supérieur plus encore que la circulation entre positions d’élite au sein de différents secteurs. Nous plaidons, en conclusion, pour un dialogue accru de la sociologie des élites et de la stratification avec la sociologie de l’éducation.
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