Y a-t-il des dispositions morales ?

RéSUMé. — La sociologie morale s’est en partie construite contre la morale kantienne du devoir chez Durkheim, Weber ou Bourdieu avec des résultats inégaux, comme le montre ce texte, en ce qui concerne le maintien de l’autonomie morale de l’agent sans laquelle il n’y a plus de morale que le nom. Le t...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Merchiers, Jacques
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2004
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:RéSUMé. — La sociologie morale s’est en partie construite contre la morale kantienne du devoir chez Durkheim, Weber ou Bourdieu avec des résultats inégaux, comme le montre ce texte, en ce qui concerne le maintien de l’autonomie morale de l’agent sans laquelle il n’y a plus de morale que le nom. Le traitement de l’altruisme, valeur morale par excellence, constitue un bon indicateur de ce maintien. L’importance et la nature des fondements dispositionnels de la pratique des agents chez ces sociologues fournit un élément explicatif essentiel de la réussite variable de l’entreprise consistant à expliquer la genèse sociale de la morale en maintenant l’autonomie de l’agent. La perspective aristotélicienne des vertus morales peut être de ce point de vue avantageusement comparée aux solutions présentées par Durkheim ou Bourdieu.