Hasting, le Viking pervers selon Dudon de Saint-Quentin
Dudon a consacré son premier livre à Hasting, un chef viking qu’il rend responsable de la plupart des méfaits et des crimes commis par les différentes bandes de Scandinaves durant le ixe siècle. Il en dresse un portrait peu flatteur en le mettant en scène dans des opérations de pillage et en sélect...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dudon a consacré son premier livre à Hasting, un chef viking qu’il rend responsable de la plupart des méfaits et des crimes commis par les différentes bandes de Scandinaves durant le ixe siècle. Il en dresse un portrait peu flatteur en le mettant en scène dans des opérations de pillage et en sélectionnant tout un ensemble de termes, qui ont des résonances antiques ou bibliques. Il est aisé de dégager les traits caractéristiques de la personnalité de ce chef charismatique. Hasting apparaît, d’abord, comme un destructeur d’église et de cités et comme un homme qui se complaît à massacrer des innocents. La réussite de ses entreprises criminelles, il la doit autant à sa perfidie, qui ne recule devant aucun scrupule, qu’à sa perversité qui est infinie. Mais, selon Dudon, le secret de cet être néfaste réside dans sa totale soumission au Mal, voire au Malin, ce qui se manifeste avec éclat dans sa volonté de détruire les autels, les objets sacrés du culte, les sanctuaires et même les hommes d’Église de toutes les régions où il passe. Et pourtant Hasting joue un rôle capital dans l’Économie du Salut. |
|---|