Pierre Savy Seigneurs et condottières : les Dal Verme. Appartenances sociales, constructions étatiques et pratiques politiques dans l’Italie de la Renaissance Rome, École française de Rome, 2013, 616 p. et 8 p. de pl.

L’article propose de revenir sur la notion de citoyenneté (politeia) dans le monde grec, en confrontant une conception traditionnelle fondée notamment sur la lecture d’Aristote, qui définit la citoyenneté en termes de participation politique, au témoignage des nombreux décrets gravés à l’époque hel...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:Annales. Histoire, Sciences Sociales | 69e aée | 3 | 2014-10-01 | p. 806-807 | 0395-2649
Yazar: Delzant, Jean-Baptiste
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2014
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:L’article propose de revenir sur la notion de citoyenneté (politeia) dans le monde grec, en confrontant une conception traditionnelle fondée notamment sur la lecture d’Aristote, qui définit la citoyenneté en termes de participation politique, au témoignage des nombreux décrets gravés à l’époque hellénistique octroyant aux étrangers bienfaiteurs des privilèges légaux (comme le droit de propriété, de commercer, de contracter un mariage légitime, d’être exempté de certains impôts...). Si la tripartition statutaire classique (citoyens, étrangers résidents et esclaves) reste assurément valable durant l’époque hellénistique et constitue l’« infrastructure » des sociétés civiques, le système de privilèges mis en place par les cités pour honorer des étrangers méritants aboutit à créer une « concaténation de positions toutes différentes » qui, sans remettre en cause la hiérarchie des statuts juridiques, introduit de la fluidité sociale dans un monde inter-connecté, bien éloigné de l’idéal platonicien et aristotélicien de la cité autarcique.