Les services symboliques entre dignité et contrainte

L’article se fonde sur l’observation selon laquelle les relations de pouvoir et les règles sociales étaient matérialisées par des actions publiques, où devoirs, droits et services des membres de l’élite et de l’administration étaient rendus visibles de manière symbolique. Ce point de vue autorise...

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書誌詳細
出版年:Annales. Histoire, Sciences Sociales | 58e aée | 6 | 2003-11-01 | p. 1293-1318 | 0395-2649
主要な著者: Althoff, Gerd, Witthöft, Christiane
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2003
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’article se fonde sur l’observation selon laquelle les relations de pouvoir et les règles sociales étaient matérialisées par des actions publiques, où devoirs, droits et services des membres de l’élite et de l’administration étaient rendus visibles de manière symbolique. Ce point de vue autorise une nouvelle approche de ce que l’on appelle les « services d’honneur », ceux de cellerier, maréchal, sénéchal, maître d’hôtel, aussi bien que porteur du bouclier ou de l’épée du souverain. En prenant des cas précis, tels qu’il s’en observe dans les chroniques et dans la littérature, il apparaît que le message symbolique de telles actions correspondait à une sujétion autant qu’à une charge honorifique. Des services symboliques ostentatoires étaient jugés nécessaires précisément dans les cas où la volonté de servir pouvait être mise en doute. Les services d’honneur permettaient l’affichage de la sujétion sans pour autant faire perdre la face à celui qui y était soumis.