Pouvoir et passion

Le pouvoir et le sacré sont des catégories commodes pour explorer les phénomènes politiques du haut Moyen  ge. Les émotions sont ici proposées comme catégorie analytique nouvelle et utile. Les paradigmes aujourd’hui anciens de l’histoire des émotions, élaborés par Johan Huizinga et Norbert Elias...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:Annales. Histoire, Sciences Sociales | 58e aée | 6 | 2003-11-01 | p. 1271-1292 | 0395-2649
Autore principale: Rosenwein, Barbara H.
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le pouvoir et le sacré sont des catégories commodes pour explorer les phénomènes politiques du haut Moyen  ge. Les émotions sont ici proposées comme catégorie analytique nouvelle et utile. Les paradigmes aujourd’hui anciens de l’histoire des émotions, élaborés par Johan Huizinga et Norbert Elias qui imaginaient un Moyen  ge en enfance et émotionnellement incontrôlé, ne sont plus viables. Les cognitivistes et les constructionnistes ont démontré depuis que les émotions sont des jugements pré ou non-verbaux profilés par les sociétés elles-mêmes. Cette approche nous permet de postuler l’existence de « communautés émotionnelles », chacune dotée de son vocabulaire et de ses propres modes d’expression. Deux de ces communautés du VIIe siècle sont ici examinées : la première a pris forme dans la cour neustrienne de Clotaire II et de son fils, Dagobert Ier; la seconde correspond aux factions qui se sont exprimées au cours des vingt dernières années du siècle. Leurs différences radicales jettent une lumière nouvelle à la fois sur le pouvoir et le sacré au début du Moyen  ge.