Sur le rapport entre écologie et marxisme en RDA

Après le rapport du « Club de Rome », le débat écologique a acquis une très grande audience à l’Ouest. Les « limites de la croissance » étaient discutées publiquement dans de nombreux ouvrages à succès et faisaient l’objet de débats dans le champ politique, culturel, économique et social. Un mouvem...

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Bibliografske podrobnosti
Auteurs principaux: Amberger, Alexander, Quétier, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2023
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Après le rapport du « Club de Rome », le débat écologique a acquis une très grande audience à l’Ouest. Les « limites de la croissance » étaient discutées publiquement dans de nombreux ouvrages à succès et faisaient l’objet de débats dans le champ politique, culturel, économique et social. Un mouvement environnemental s’est constitué qui, par la suite, a donné naissance aux partis verts. En RDA, en revanche, la croissance n’a pas fait l’objet de discussions à cette époque. Le parti-État qu’était le SED était focalisé sur l’idée d’une croissance extensive et d’une consommation financée par la dette. L’objectif était de dépasser l’Ouest sur le plan économique. La « crise écologique » était donc perçue comme une arme idéologique contre la croissance du socialisme réel. À la fin des années 1970, Rudolf Bahro, Wolfgang Harich et Robert Havemann, auteurs marxistes de RDA critiques à l’égard du système, ont élaboré des utopies écologiques orientées vers des alternatives éco-communistes. L’article présente ces utopies et leurs auteurs et esquisse les grandes lignes de la réception dont elles ont bénéficié à l’époque et aujourd’hui.