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Cet article propose une analyse philologique, épistémologique et critique du concept de survaleur, des Grundrisse de 1858 jusqu’au Capital où il reçoit son développement systématique. Il rappelle la centralité que lui confère son couplage avec la notion de surtravail pour opérer le renversement du...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Balibar, Étienne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2018
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article propose une analyse philologique, épistémologique et critique du concept de survaleur, des Grundrisse de 1858 jusqu’au Capital où il reçoit son développement systématique. Il rappelle la centralité que lui confère son couplage avec la notion de surtravail pour opérer le renversement du « point de vue du capital » au « point de vue du travail », faire de l’exploitation du travail la source de l’accumulation du capital, et comprendre comment s’articulent la « contradiction » et le « conflit » dans le mouvement historique du capitalisme et de son dépassement. Il identifie pour finir certains points de tension appelant, plutôt que l’invalidation de la théorie de la survaleur, sa relance critique dans des analyses de l’exploitation devant inclure, non seulement une grande contradiction entre capital et travail, mais aussi des contradictions spécifiques au sein du travail, qui ne peuvent rester sans conséquences pour l’analyse « marxiste » des articulations entre théorie critique du capitalisme, composition de classes, et mouvements ou formes de mobilisation politiques.