David Berger, l’infréquentable

Spécialiste de l’œuvre de saint Thomas d’Aquin, le théologien David Berger, né en 1968, a longtemps été l’enfant chéri des catholiques traditionalistes, jusqu’à la publication en avril 2010 dans la Frankfurter Rundschau d’un article intitulé « Ich darf nicht länger schweigen ». Dans ce texte, Berge...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Pivert, Benoît
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2023
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Spécialiste de l’œuvre de saint Thomas d’Aquin, le théologien David Berger, né en 1968, a longtemps été l’enfant chéri des catholiques traditionalistes, jusqu’à la publication en avril 2010 dans la Frankfurter Rundschau d’un article intitulé « Ich darf nicht länger schweigen ». Dans ce texte, Berger révélait son homosexualité et dénonçait l’homophobie des milieux ultraconservateurs et de l’Église catholique. Le texte, complété quelques mois plus tard par le livre Der heilige Schein, s’achevait par un appel à la tolérance lancé en direction de l’Église. De cet appel à la tolérance, on ne trouve plus guère de traces aujourd’hui sur le blog de David Berger, Philosophia Perennis. Le théologien, qui déclarait en 2017 avoir voté pour l’AfD, s’y fait le relais de toutes les obsessions des populistes de droite. C’est cet itinéraire surprenant qui est analysé dans cet article. Comment passe-t-on des séminaires de théologie aux marges de la droite dure sans jamais renier son homosexualité ? Est-ce là la trajectoire erratique d’un homme ou existe-t-il au contraire une logique sous-jacente à ce parcours, en lien avec le virage à droite d’une partie de la communauté homosexuelle et chrétienne ?