La coopération et l’échange diplomatiques entre la France et l’Allemagne

La création d’un espace franco-allemand intégré constitue un objectif politique majeur du traité d’Aix-la-Chapelle (22 janvier 2019) : absente du traité de l’Élysée, la coopération transfrontalière est l’une des principales innovations de ce nouvel accord qui met les citoyens des deux nations au cœu...

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المؤلفون الرئيسيون: Böhme, Dimo, Guy, Léonor, Maurice, Paul
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2023
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:La création d’un espace franco-allemand intégré constitue un objectif politique majeur du traité d’Aix-la-Chapelle (22 janvier 2019) : absente du traité de l’Élysée, la coopération transfrontalière est l’une des principales innovations de ce nouvel accord qui met les citoyens des deux nations au cœur de leur partenariat. Depuis 2020, le Comité de coopération transfrontalière (CCT) franco-allemand met en œuvre cette priorité, notamment par l’adoption de délibérations proposant au Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) des solutions concrètes aux « irritants » de la vie quotidienne des habitants, des collectivités territoriales et des entreprises des régions voisines des deux pays. Le traité s’est inspiré d’un rapport parlementaire français qui avait précisé les attentes locales. Grâce à la volonté des deux gouvernements, il est entré très rapidement en vigueur, même si le fonctionnement du CCT a été impacté par la pandémie de la Covid-19. Les années 2021 et 2022 ont permis la mise en œuvre d’un programme de travail très large, allant de projets de proximité à des priorités structurelles pour le développement des échanges entre territoires limitrophes. Pour améliorer le fonctionnement des mécanismes décisionnels, plusieurs mesures administratives pourraient être implémentées d’ici 2024, afin d’accélérer les réformes nécessaires et renforcer la visibilité du Comité. Pour l’Allemagne et la France, l’enjeu dépasse le cadre diplomatique bilatéral, puisque l’intégration transfrontalière – qui concerne également la Suisse et le Luxembourg – est un véritable laboratoire pour l’unité européenne.