L’Allemagne face aux récits russes, la fin de l’apaisement ? La « Zeitenwende » en quête d’une stratégie
Alors que les ambitions impériales de Poutine sont incompatibles avec l’ordre du droit international auquel l’URSS avait contribué, le gouvernement russe actuel mobilise des récits propagandistes accusant l’Occident d’être responsable pour la guerre russe de conquête et d’annihilation. Faisant allus...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2023
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Alors que les ambitions impériales de Poutine sont incompatibles avec l’ordre du droit international auquel l’URSS avait contribué, le gouvernement russe actuel mobilise des récits propagandistes accusant l’Occident d’être responsable pour la guerre russe de conquête et d’annihilation. Faisant allusion aux sentiments anti-occidentales bien enracinés, ces récits sont accueillis de manière favorable par une partie du monde. Répondant à ces accusations, cette contribution clarifie les origines de l’élargissement oriental de l’OTAN, réfute l’idée que l’OTAN aurait menacé la Russie, et réitère les vaines tentatives occidentales à intégrer la Russie dans des structures de coopération. Le problème réside dans le fait que les objectifs de Poutine ne sont atteignables que par l’utilisation de la force contre les États devenus indépendants depuis 1989/1991. Que le Sud global ne sympathise que partiellement avec la lutte des Ukrainiens pour l’autodétermination est une conséquence des déficits de communication de gouvernements occidentaux. Le gouvernement allemand, inexpérimenté dans les affaires étrangères, a ignoré le changement du discours et des pratiques politiques russes depuis 1999 et a continué à croire de pouvoir assurer la paix moyennant le dialogue et le commerce. Sa politique énergétique erronée, son désarmement massif et ses manquements par rapport aux obligations envers l’OTAN ont encouragé l’agression russe. Le discours du « tournant historique » d’Olaf Scholz indique que le gouvernement actuel a reconnu les erreurs du passé, mais le tournant est loin d’être mis sur les rails. Au contraire, la quête pour un rôle allemand dans le cadre d’une stratégie euro-atlantique d’endiguement d’une Russie agressive ne vient de commencer. |
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