L’étrange défaite de la démocratie-chrétienne : de l’usure du pouvoir à la candidature ratée
Le parti chrétien-démocrate était promis au printemps 2021 à une victoire éclatante. Après la proclamation des résultats de septembre de la même année, il s’est avéré que le parti a connu sa pire défaite. Ce résultat peut être expliqué par des causes multiples : le pragmatisme des coalitions success...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2021
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le parti chrétien-démocrate était promis au printemps 2021 à une victoire éclatante. Après la proclamation des résultats de septembre de la même année, il s’est avéré que le parti a connu sa pire défaite. Ce résultat peut être expliqué par des causes multiples : le pragmatisme des coalitions successives des gouvernements d’Angela Merkel, oscillant entre dureté, comme avec la Grèce, et générosité, comme avec l’accueil des réfugiés syriens, l’ouverture à des questions sociétales comme le mariage homosexuel qui heure la frange de son électorat le plus conservateur, la suppression du service militaire ou la sortie de l’énergie nucléaire. Pourtant, si l’on y regarde plus précisément, les valeurs du parti restent relativement immuables : économie de marché, ancrage à l’Ouest et profil confessionnel, avec une surreprésentation catholique. Cela s’est reflété dans le vote d’un électorat plutôt âgé, la frange la plus conservatrice s’étant détournée de la démocratie-chrétienne. Il faut dire que le choix du candidat a joué : préféré par l’appareil à Markus Söder, qui avait le soutien des adhérents, Armin Laschet, choisi dans des conditions difficiles près la démission d’Annegret Kramp-Karrenbauer, a mené une mauvaise campagne trop attentiste sans savoir gérer son image à l’heure du tribunal populaire que jouent les réseaux sociaux.L’article est suivi d’une interview avec Philipp Siegert, directeur de la fondation Hanns Seidel à Paris. |
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