Politique économique : quel bilan pour Angela Merkel ?
Le bilan de la politique économique d’Angela Merkel est un bilan largement partagé. À l’exception d’un intervalle avec le parti libéral FDP, la chancelière a gouverné dans le cadre d’une coalition avec le parti social-démocrate pendant 12 ans. La quête de compromis avec le SPD et sa doctrine économi...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2021
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Le bilan de la politique économique d’Angela Merkel est un bilan largement partagé. À l’exception d’un intervalle avec le parti libéral FDP, la chancelière a gouverné dans le cadre d’une coalition avec le parti social-démocrate pendant 12 ans. La quête de compromis avec le SPD et sa doctrine économique bien différente a fortement marqué le contenu de sa politique économique.Par ailleurs, la chancelière n’a pas une doctrine économique toute faite. Certes, on peut souligner l’influence de sa socialisation protestante, ainsi que son expérience de l’économie planifiée de la RDA, ce qui l’a poussée vers le référentiel de l’économie sociale de marché. Mais elle a vite compris qu’une acception trop libérale de ce concept n’est pas majoritaire dans le pays et s’est rapprochée d’une lecture plus sociale. Par ailleurs, son pragmatisme affiché l’a toujours amenée à adapter ses positions aux circonstances économiques et aux constellations politiques changeantes. Une constante néanmoins : son approche ordolibérale des finances publiques, qui est la base de ses positions de rigueur budgétaire tant en Allemagne qu’en Europe.La politique économique pendant l’ère Merkel restera marquée d’abord par une gestion efficace de crises économiques récurrentes, et surtout par un recentrage social marqué, qui doit beaucoup au partenaire de coalition social-démocrate. Il se manifeste dans une série de mesures sociales destinées à réparer certaines injustices des réformes de l’Agenda 2010, à améliorer la situation des gens à revenus modestes, mais aussi à faciliter la compatibilité de la vie familiale avec la vie du travail. En même temps, on a veillé à maintenir la compétitivité des entreprises et du système productif allemand. Par contre, si le passage à une nouvelle économie plus respectueuse du climat a été présent dans les débats et dans les déclarations politiques, il n’a été abordé qu’avec timidité, même si certaines mesures sont allées dans ce sens. Accaparés par les problèmes et les nombreuses crises du présent, les gouvernements Merkel n’ont pas eu l’énergie (ni la volonté) de préparer l’avenir. |
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