Genre et études germaniques : toute une histoire (ein weites Feld) !

Intitulée Genre et études germaniques : toute une histoire (ein weites Feld) !, notre contribution analyse de manière rétrospective l’introduction des études de genre au sein des études germaniques françaises et en étudie l’apport en termes de renouvellement thématique et méthodologique. La présent...

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Bibliografiske detaljer
Auteurs principaux: Hoock-Demarle, Marie-Claire, Saint-Gille, Anne-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2021
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Intitulée Genre et études germaniques : toute une histoire (ein weites Feld) !, notre contribution analyse de manière rétrospective l’introduction des études de genre au sein des études germaniques françaises et en étudie l’apport en termes de renouvellement thématique et méthodologique. La présentation du rôle pionnier des germanistes ayant précédé, puis renforcé cette dynamique de recherche montre qu’elle s’est accompagnée d’une fructueuse réflexion sur le périmètre de recherche des germanistes. L’institutionnalisation des recherches sur les femmes, puis sur le genre, remonte aux années 80 et eut pour nécessaire corollaire une démarche pluri- puis interdisciplinaire et une internationalisation des recherches. Une étude des sujets de thèses soutenues en germanistique depuis les années 80 met en évidence le renouvellement des problématiques que les études féministes, puis de genre, ont pu induire ; l’examen des programmes de l’agrégation d’allemand fait apparaitre des éléments de réflexivité entre recherche et enseignement. Si l’introduction des études de genre dans la germanistique française fut « toute une histoire », c’est que cette évolution se heurta aussi à des résistances. Celles-ci sont analysées à partir des congrès de l’AGES consacrés à ces questions. L’étude d’un exemple particulier d’institutionnalisation des études féministes, puis de genre, celui de Paris VII, confirme que l’apport principal tient à l’élargissement des champs de recherche et aux coopérations internationales et interdisciplinaires.